Nico – Portrait Rêvé – Par Pauline Delsalle

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A l’occasion de l’exposition dédiée au Velvet Underground qui occupera la Philarmonie de Paris jusqu’au 21 août, portrait rêvé de la seule femme du groupe, Nico (1938-1988), muse inspirée et inspirante, du cinéma de Fellini et de Philippe Garrel aux chansons des Doors et aux pages de Vogue.

The Thing, s’il ne devait y en avoir qu’une ?
Mon harmonium. C’est grâce à lui que j’ai pu créer la musique dont je rêvais. Je me le suis fait voler, une fois, à Paris, Patti Smith m’en a racheté un le lendemain. Je ne peux pas vivre sans lui.

The Place, s’il ne devait y en avoir qu’une ?
Ibiza, pour son alliance de calme et d’énergie, de paix et de folie terrestre. J’arrive à m’y reposer vraiment.

On Air, ce qui est dans l’air du temps pour vous aujourd’hui ?
Pour moi, il n’y a pas d’« air du temps », ce qui a été à la mode revient simplement sous une forme différente. Mais tout ce qu’a écrit et composé Jim Morrison, seul ou avec les Doors, est atemporel. Il sera toujours dans « mon » air du temps.

Body & Health, votre secret santé ou beauté pour les femmes ?
Savoir se regarder dans un miroir, le mascara et les vêtements noirs.

Qu’est-ce qui rend les femmes belles ?
La grâce. Comme la danse, on peut s’entraîner et se perfectionner, c’est une sorte de chorégraphie. Je l’ai apprise en tant que mannequin, et même si c’est le métier le plus con que j’ai fait, il m’a au moins enseigné ça.

Qu’y a-t-il sur votre table de nuit ?
Un portrait de mon fils Ari avec son père, Alain Delon, un cendrier, un vinyl de Marble Index, qui reste mon album préféré, des paroles annotées par John Cale, avec qui je l’ai composé, des cartes postales d’Italie de Philippe Garrel… J’ai une grande table de nuit qui s’étend parfois jusque dans mon lit !

De quoi êtes-vous gourmande ?
De soleil et de cigarettes.

Quelle est votre passion honteuse ?
Certains diraient l’héroïne, parce qu’une de mes chansons porte ce titre, mais en réalité ce sont les églises. Mon plus beau concert a eu lieu dans la cathédrale de Reims en 1974. La mystique, la magie, l’alchimie, la religion… Pour moi c’est un tout et une passion.

Quel est le son du moment ?
Probablement pas le Velvet Underground, qui, même si c’était excitant, n’a duré qu’un moment. L’hymne allemand que j’ai repris sur The End …, est un son éternel pour moi. Deutschland über alles. « L’Allemagne par-dessus tout ». C’est là d’où je viens, et je n’y peux rien.

Faites un vœu…
Que chacun puisse mettre les voiles, naviguer vers ses rêves, et parvenir à les atteindre.

NICOMARBLEINDEX

Exposition «The Velvet Underground- New York Extravaganza  » jusqu’au 21 août à la Philarmonie de de Paris
Livre « Nico, femme fatale » de Serge Féray, Le Mot et le Reste, 302p, 23€

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