L’œuvre au noir – Cristóbal Balenciaga – Portrait rêvé – Pauline Delsalle

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A l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée au Musée Bourdelle, entretien fictif avec le grand couturier-architecte de la mode Cristóbal Balenciaga (1895-1972), dont la Maison fête cette année ses 80 ans d’existence.

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The Thing, s’il ne devait y en avoir qu’une ?

Le noir sous toutes ses formes et dans toutes ses nuances.

 

The Place, s’il ne devait y en avoir qu’une ?

Je devrais dire le 10, avenue George V, là où je travaille… Mais c’est ma maison d’Igeldo au Pays basque où je suis le plus heureux. C’est une retraite parfaite, loin de l’agitation parisienne ou espagnole.

 

On Air, ce qui est dans l’air du temps pour vous aujourd’hui ?

L’élégance sera toujours dans l’air du temps, pourvu qu’on parvienne à l’atteindre.

 

Body & Health, votre secret santé ou beauté pour les femmes ?

Soyez naturelle, et laissez la robe faire le reste.

 

Qu’est-ce qui rend les femmes belles ?

Mon amie Gabrielle Chanel disait : « Avant de sortir, enlevez au moins un accessoire », et je partage sa conviction : l’élégance c’est l’élimination.

 

Qu’y a-t-il sur votre table de nuit ?

Des livres d’architecture, de peinture, de musique et de philosophie… En tant que couturier c’est dans tous ces arts réunis que je dois puiser l’inspiration. Et une photo de mon associé, Wladzio d’Attainville, disparu trop tôt…

 

De quoi êtes-vous gourmand ?

De tout ce qui est espagnol, et me rappelle mon enfance.

 

Quelle est votre passion honteuse ?

L’indépendance, je refuse d’être soumis à un quelconque calendrier, de création, de collections ou d’autre chose.

 

Quel est le son du moment ?

Le murmure de la robe d’une femme qui entre dans une pièce.

 

Faites un vœu…

Que la Haute Couture ne meure jamais.

Balenciaga HC archives Salma Hayek Irving Penn, Vogue, 1950

  • Exposition « Balenciaga, l’œuvre au noir » du 8 mars au 16 juillet au Musée Bourdelle,  18 rue Antoine Bourdelle, 75015 Paris
  • Livre « Cristóbal Balenciaga vu par Vogue », Susan Irvine, éditions Eyrolles, 2014, 19€
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