Ed Ruscha, Course of Empire – National Gallery – London

En 1963, alors qu’il vient tout juste de terminer ses études d’art, à 26 ans, Ed Ruscha rencontre Marcel Duchamp à Pasadena dans le cadre d’une rétrospective organisée dans le musée local par son ami Walter Hopps. Duchamp fascine les jeunes Américains, dont Andy Warhol, 35 ans, qui assiste lui aussi au vernissage.

 

Ed Ruscha restera toute sa vie influencé par la radicalité de Duchamp, son sens de l’humour et son goût pour les objets sans qualité : « Plus  je suis entré dans Duchamps, plus j’ai compris qu’il voyait le monde à la manière d’un savant et aussi d’un écrivain. Et qu’il était allé voir d’un côté où personne n’était allé. Une part de son mystère tenait aussi à sa manière très dépouillée de vivre.» Cette leçon de sobriété distanciée, Ruscha l’appliquera toute sa vie dans ses peintures et ses photographies rendant grâce à la beauté neutre d’un urbanisme américain ponctué d’enseignes publicitaires, noyé dans les chromatismes de ciels bigger than life.

Un monde d’aplats et d’hédonisme neutre que la National Gallery met en valeur via la réflexion de Ruscha sur les paysages de Los Angeles dans le sillage du peintre anglais Thomas Cole et sa série The Course of Empire.

Ed Ruscha, Course of Empire, à la National Gallery,

jusqu’au 7 octobre 2018, entrée gratuite.

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